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Le lundi 18 avril 2005 à 08:52 dans Basketball
2 minutes et 42 secondes...
C'est le temps qu'il restait à jouer dans le dernier quart-temps hier lorsque le coach a demandé mon changement. Et je suis sorti du terrain. Fini.
Que dire sur ce match ? Nous avons gagné d'une bonne vingtaine de points il me semble. Mais peu importe le score. C'était beau. J'ai trouvé ça beau de mon côté en tout cas. Pour faire simple, je crois que j'ai pris un retour de flamme :) Et ceci depuis 2 jours. En cause les émotions dont je vous avais parlé ici, l'achat vendredi soir d'une paire de basket et d'un ballon taille 3 et le match d'hier matin.
Comment des baskets, un ballon et un match peuvent redonner quelque peu le sourire ? Si je le savais je l'aurais fait plus tôt n'est-ce-pas !;) Je ne suis donc pas capable de l'expliquer. Avoir des jolis basket blanche et rouge toutes neuves et s'en servir de pantoufle à la maison c'est sympa. Dribbler de partout avec son petit ballon dans la maison, poser des appuis, crosser entre le canapé et la télé, faire le con et y prendre du plaisir, oué c'est tout ça un peu ! Et hier, retrouver un point important du basket que je n'avais pas su (ou plutôt pas pu car je l'avais un peu oublié) expliquer: le plaisir collectif. Jouer vraiment à 5, plus le banc et rigoler. Jouer en s'amusant, en y prenant du plaisir ! Putain comme j'aime ça ! Il y avait longtemps que ça n'était pas arrivé.
Je vous avais présenté le basket comme une relation entre 1 personne et son ballon. Pourrait-on parler d'onanisme ? Et bien j'ai redécouvert les joies du plaisir collectif (euh non je ne parle pas de partouze). Car pour en revenir au match d'hier nous nous sommes tous amusés sur le terrain car nous avons apporté un petit plus. Une cohésion collective que je n'avais pas senti aussi forte pourtant auparavant. Certainement grâce à la fin de saison.
Et maintenant ?
Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai quitté le terrain en dernier, je n'arrivais pas trop à m'en aller. Les larmes sont montées. Un peu. Mais mon père était là devant moi. Il me souriait. Je n'ai pas craquer et j'ai souris moi aussi. Puis difficile d'enlever son maillot et son short en se demandant si on refera ce geste un jour.
Nous avions prévu un apéro et une petite bouffe entre nous à la salle après le match pour fêter la fin de saison. Très sympathique tout ça. A un moment je suis redescendu au bord du terrain. Seul dans la salle. Ce que j'ai vu et ressenti, je suis incapable de vous l'expliquer. Je pense qu'il fallait être à ma place à ce moment précis. Avoir foulé ce parquet pendant 17 ans non-stop, avoir assisté, hurlé, crié, pleuré, ri dans ces gradins un nombre incalculable de fois. Je pense que je pratique une religion: le basket. Et j'ai ma chapelle. Promis je vous la montrerais. Je pense aussi que ... Et puis non je ne pense plus. Ce moment était beau et je veux qu'il le reste. Pas besoin de le disséquer au scalpel.
Commentaires
1. Le lundi 18 avril 2005 à 15:30, par quelqu'un
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