La relation au coach
Le jeudi 25 mai 2006 à 12:02 dans Basketball
Je vais écrire au sujet de la relation coach/joueur et plus particulièrement coach/meneur de jeu au basket. Bien entendu cela ne vient que de ma façon de voir les choses et de mon expérience.
Toutes ces heures passées à rire, courir, crier, applaudir, chanter, souffrir, être triste. Toutes ces heures à transpirer, à dribbler, à shooter. Toutes ces heures de basket, tout simplement. Joueur, arbitre ou spectateur.
Depuis l'âge de sept ans je n'ai manqué que peu d'entrainements et de matchs et j'ai aimé tous mes entraineurs et mes coachs. En ressortir un en particulier m'est impossible. Tous ont été différents et ils m'ont chacuns apporté quelque chose.
J'ai toujours plus ou moins joué comme meneur de jeu grâce à ma taille. Et puis mon idôle de l'époque était meneur de jeu, je n'aurais pas voulu jouer à un autre poste. De plus le meneur a un rôle à part sur le terrain et cela me plait. Il doit être dans le match mais être à l'extérieur pour analyser ce qu'il se passe, réfléchir sur les actions à mener. Il est aussi le relais du coach sur le terrain.
Cette fonction de relais oblige à une relation coach/meneur différente de celles avec les autres joueurs.
Comment cela se traduit-il ?
Un lien se tisse naturellement. Le meneur sur le terrain et le coach en dehors sur le banc doivent communiquer. Par la parole tout d'abord, essentiellement dans le sens coach, meneur. On est à l'écoute des consignes. Mais on ne peut regarder sans arrêt le banc puisqu'il faut jouer. C'est donc ainsi qu'on s'habitue à sa voix et qu'on la reconnait parmi les autres. Au bout de quelques temps on arrive à jouer et écouter les consignes tout en jouant car on sait qui l'on doit écouter.
La communication passe aussi beaucoup par les gestes. Là je dirais que la communication passe de manière à peu prêt égale dans les deux sens. En fonction des codes établis par l'équipe, le coach peut demander un changement de tactique uniquement par un geste. C'est au meneur de regarder rapidement l'homme le plus important du banc de touche pour prendre connaissance des consignes. Tout se passe très vite, il faut donc une certaine harmonie entre le coach et son meneur afin que ce dernier fasse appliquer ce qu'il lui demande.
Le regard et plus généralement l'expression du visage est aussi importante dans toute communication. Notre cas n'y échappe donc pas. Qu'elle que soit l'expression du coach, son meneur apprend à comprendre ses attitudes et ses mimiques. De même pour le coach envers son meneur. Un regard peut suffire entre les deux personnages pour se comprendre. J'aime par exemple rassurer mon coach dans certaines situations de cafouillage total pour lui faire comprendre par un regard que j'ai bien pris conscience que le jeu a un peu dégénéré et que je vais remettre de l'ordre. Je sais que le message est bien passé quand je vois l'expression sur son visage changer et qu'il devient plus serein.
La relation coach/meneur est certainement plus complexe et mériterait une étude plus approfondie. Certains l'ont d'ailleurs peut-être fait.
Je pourrais parler notamment d'une relation père/fils. Quelque part c'est un peu le cas. Un coach aime en général son meneur et inversement. J'ai besoin d'aimer mon coach et d'avoir envie de jouer pour lui. Le coach a un rôle de père dans le sens où il apprend, il guide son meneur. Celui-ci au départ a plus besoin de son coach et petit à petit il devient plus autonome dans son jeu, connait les règles, la façon de penser de son coach et prend des initiatives.
Cette relation complexe est en fin de compte difficilement explicable. J'ai essayé de vous en faire partager des aspects en espérant y être un peu parvenu.
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